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Vidéos des 20 propositions
1. Faire de la fonction sociale de l’entreprise une priorité stratégique : inciter et contraindre 2. Organiser la société commerciale à partir du projet d’entreprise plutôt qu’à partir du profit 3. Pour un contrôle indépendant, financier et extra-financier, des entreprises 4. Intégrer les impacts environnementaux et sociaux des entreprises dans l’analyse financière et dans l’investissement 5. Valoriser le salariat pour redonner sens à l’entreprise 6. Pour une formation, initiale et continue, à l’éthique 7. Climat : vers une économie européenne à faible intensité carbone 8. Pour un financement volontariste de la transition énergétique 9. Restaurer la fonction première des marchés à terme de matières premières 10. Pour une finance au service de l’économie 11. Mettre fin à certaines dérives des marchés financiers 12. Réguler les fonds de pension pour sauver les retraités européens 13. Désamorcer la guerre numérique et accélérer l’innovation utile 14. Pour une comptabilité sociétale et environnementale 15. Pour une fiscalité déterritorialisée des multinationales 16. Vers des outils de mesure de l’optimisation fiscale 17. Instaurer des taxes globales 18. Pour une taxe européenne, écologique et sociale 19. Réformer la BCE pour sauver la zone euro 20. Pour une économie verte, équitable et pluraliste





Contribution gnrale sur l'ouvrage

Recension parue dans Alternatives Economiques daté du mois d’avril 2009

Par Daniel Cardot

Journaliste


Face la crise, que faire? Supprimer la finance et les marchés financiers? Certainement pas: la finance a un rôle important jouer, elle est utile. Mais “des marchés non régulés sont, au fond, incapables de jouer leur rôle”, soutiennent les deux maîtres d’ouvrage. Ils ont donc réuni des praticiens, analystes et connaisseurs de la finance pour réfléchir des réformes possibles.

Il en résulte un livre souvent très technique. On sera parfois sceptique, comme sur la proposition consistant distribuer des actions au personnel pour rémunérer la performance (dans le corps du texte, l’auteur de cette proposition avance que les salariés puissent avoir le choix entre supplément de salaire et actions). Parfois interrogatif, comme lorsqu’il est proposé de mettre les mathématiques financières “au service du réel”. Parfois intéressé, notamment par l’idée d’une intégration obligatoire des facteurs environnementaux et sociaux dans les rapports de l’entreprise. Parfois stimulé, lorsque la banque centrale est chargée de mettre en priorité le développement socialement et environnementalement durable plutôt que la lutte contre l’inflation. La dernière proposition “pour un capitalisme pluraliste, équitable et démocratique” insiste sur le rôle irremplaçable des marchés, mais en soulignant qu’ils doivent être encadrés pour sauvegarder les biens non marchands, réduire les inégalités et élargir les solidarités. Un réformisme intelligent et quelquefois audacieux.