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Vidéos des 20 propositions
1. Faire de la fonction sociale de l’entreprise une priorité stratégique : inciter et contraindre 2. Organiser la société commerciale à partir du projet d’entreprise plutôt qu’à partir du profit 3. Pour un contrôle indépendant, financier et extra-financier, des entreprises 4. Intégrer les impacts environnementaux et sociaux des entreprises dans l’analyse financière et dans l’investissement 5. Valoriser le salariat pour redonner sens à l’entreprise 6. Pour une formation, initiale et continue, à l’éthique 7. Climat : vers une économie européenne à faible intensité carbone 8. Pour un financement volontariste de la transition énergétique 9. Restaurer la fonction première des marchés à terme de matières premières 10. Pour une finance au service de l’économie 11. Mettre fin à certaines dérives des marchés financiers 12. Réguler les fonds de pension pour sauver les retraités européens 13. Désamorcer la guerre numérique et accélérer l’innovation utile 14. Pour une comptabilité sociétale et environnementale 15. Pour une fiscalité déterritorialisée des multinationales 16. Vers des outils de mesure de l’optimisation fiscale 17. Instaurer des taxes globales 18. Pour une taxe européenne, écologique et sociale 19. Réformer la BCE pour sauver la zone euro 20. Pour une économie verte, équitable et pluraliste





Contribution gnrale sur l'ouvrage

Recension parue dans Le Monde Economie daté du mardi 24 mars 2009

Par Adrien de Tricornot

Journaliste, Le Monde Economie


C’est une lecture conseiller vivement aux participants du sommet du G20 de Londres, le 2 avril. Ces 20 propositions pour réformer le capitalisme, en librairies le 25 mars, leur seraient sans doute utiles pour les aider réformer en profondeur la planète économique et financière…

Il ne s’agit pourtant pas d’une série de réponses clés en main: le propos de l’ouvrage est plutôt de chercher des moyens de remettre l’économie au service de la société et de l’Homme: émanant de professionnels des marchés, de cadres dirigeants, d’universitaires et de spécialistes de l’éthique-ces rôles se confondant parfois -, il est codirigé par Gaël Giraud, jésuite, membre de l’Ecole d’économie de Paris, ex-consultant scientifique pour des banques d’investissements, et Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption, chercheuse associée l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) et professeure d’éthique sociale au Centre Sèvres, déj auteure de La Responsabilité éthique des multinationales (PUF, 2007. 534 p., 27 euros).

Leur démarche les amène entrer dans le détail des nécessaires réformes du système financier mondial, tout en leur donnant un sens plus vaste. D’un côté, on trouve des chapitres trapus sur la refonte des mathématiques financières, l’amélioration de la comptabilité bancaire, la réglementation des marchés de gré gré, la remise en ordre des marchés de matières premières ou de titrisation des dettes. De l’autre, ils tracent des pistes pour une meilleure gouvernance mondiale: une fiscalité des multinationales « déterritorialisée », l’instauration de « taxes globales ») (transactions court terme, carbone, ventes d’armes), une politique monétaire responsabilité sociale, des obligations éthiques contraignantes pour les entreprises (droits de l’Homme, environnement), une revalorisation du salariat, une réduction des inégalités…

L’adage oppose le coeur la raison. Mais les auteurs, experts et professionnels, font preuve d’une intelligence guidée par l’altruisme. Ce livre ne relève pas de bons sentiments: il arrive point face aux défis posés par la crise mondiale.