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Vidéos des 20 propositions
1. Faire de la fonction sociale de l’entreprise une priorité stratégique : inciter et contraindre 2. Organiser la société commerciale à partir du projet d’entreprise plutôt qu’à partir du profit 3. Pour un contrôle indépendant, financier et extra-financier, des entreprises 4. Intégrer les impacts environnementaux et sociaux des entreprises dans l’analyse financière et dans l’investissement 5. Valoriser le salariat pour redonner sens à l’entreprise 6. Pour une formation, initiale et continue, à l’éthique 7. Climat : vers une économie européenne à faible intensité carbone 8. Pour un financement volontariste de la transition énergétique 9. Restaurer la fonction première des marchés à terme de matières premières 10. Pour une finance au service de l’économie 11. Mettre fin à certaines dérives des marchés financiers 12. Réguler les fonds de pension pour sauver les retraités européens 13. Désamorcer la guerre numérique et accélérer l’innovation utile 14. Pour une comptabilité sociétale et environnementale 15. Pour une fiscalité déterritorialisée des multinationales 16. Vers des outils de mesure de l’optimisation fiscale 17. Instaurer des taxes globales 18. Pour une taxe européenne, écologique et sociale 19. Réformer la BCE pour sauver la zone euro 20. Pour une économie verte, équitable et pluraliste





À propos de la proposition 11 — Améliorer le contrôle des risques

Evolutions des modèles de risque

Par Philemon

Spécialiste de la mesure et de la gestion des risques de marché et de crédit, en charge de l’ingénierie des risques d’une banque de finance et d’investissement.


Les allers retours entre le front office et les services de risque sont souhaitables dans l’absolu. Dans la réalité ils devraient être clairement encadrés: les services de risques ont accès un grand nombre d’informations confidentielles (notamment résultats, modèles de risques utilisés avec leur force et leur faiblesse) qui pourraient rapidement avoir un usage détourné au front office.

Le coefficient évoqué au point 3 vaut 3 au minimum mais n’a pas de maximum réglementairement fixé. Il est important de noter le risque de divergence entre les textes réglementaires qui s’attachent évaluer les montants minimum de fonds propres mobiliser et le suivi opérationnel des risques, la VaR servant généralement ces deux objectifs.
Une réglementation exigeante en terme de fonds propres pourrait ne pas pousser les banques développer des modèles performants en terme de mesure.

L’utilisation des variations les plus récentes pour les variables sous-jacentes des modèles de risque est désormais prévue (mais non encore imposée) par les évolutions récentes des accords de Bâle, cf.”Revision to the Basel II market risk framework” sur le site de la Bank of International Settlement. Il faut cependant noter les difficultés statistiques induites par l’utilisation de périodes trop courtes pour l’estimation des variations (notamment la calibration des corrélations). Les stress tests en complément du calcul de la VaR pour un modèle interne sont une obligation réglementaire, ainsi que son reporting au management.